Les addictions comportementales

Les comportements anormalement excessifs sont une source de perturbation chez de nombreuses personnes.

Les comportements anormalement excessifs sont une source de perturbation chez de nombreuses personnes. Ils sont souvent dus à des dépendances. Celles-ci sont courantes dans le jeu ou dans les stupéfiants. Cependant, il existe aussi des addictions comportementales. De quoi s'agit-il ? Quels en sont les signes ? Quelles conséquences peuvent en découler ? Enfin, comment les traiter ?

Qu’est-ce qu’une addiction comportementale ?

L’addiction comportementale est une pathologie peu connue par le public. Pourtant, des personnes peuvent devenir dépendantes d’activités courantes. Il peut s’agir de relations sexuelles, de l’utilisation du smartphone ou encore d'un jeu. En effet, la pratique ou l’utilisation de ces choses est banale. Cependant, elle n’est plus anodine lorsque la personne ne peut plus s’en passer. Cette dernière cherche toujours des moyens de s’adonner à cette activité sans se soucier des inconvénients.

Tout comme pour les autres types de dépendance, l’addiction comportementale entraîne un sentiment de manque (plus ou moins sévère) en cas d’abstention. Scientifiquement, la dépendance au jeu par exemple est reconnue comme une addiction comportementale. Les spécialistes de la santé mentale ne sont pas unanimement en accord sur la question. Toutefois, il arrive que des amoureux “excessifs” de la mode, de la chirurgie ou du sexe soient taxés de dépendants.

Quels sont les signes d’une addiction comportementale ?

L'addiction comportementale suit le même schéma que les autres dépendances. Le sujet a tendance à avoir le même comportement vis-à-vis de ses proches. En plus de s'isoler, ses relations avec ses proches s’effritent. Il cherche à s'adonner systématiquement à sa dépendance. La différence entre une addiction “saine” et une addiction qui pose problème se situe dans :

  • le temps passé dans l’activité ;
  • l’influence de l’activité sur l’humeur ;
  • l’incidence de l’activité sur l’intégrité physique ;
  • l’incidence de l’activité sur les autres tâches du quotidien.

C’est le cas par exemple de la personne addictive au jeu. En effet, elle a tendance à être irritable quand elle ne peut pas s’adonner au jeu. Par contre, lorsqu’elle s’engage dans une partie, son comportement devient plus positif. Le dépendant au jeu ne saura pas s'arrêter. Quand bien même il encourt des risques. Parfois, il a la volonté de limiter son temps de jeu. Seulement sa dépendance le conditionne à tel point qu’il n’y arrive pas. Il en arrive au point de ne plus suivre ses cours normalement. Au travail, il n’est plus assidu ou plus concentré. Dès qu’il se force à arrêter, il est sujet à un état dépressif.

Certaines personnes sont en pleine détresse lorsqu’elles n’ont pas mangé. D’autres angoissent à l’idée de ne pas pouvoir aller à la salle de sport. Certains dépendants passent des heures devant des images à caractère pornographique. Il y a aussi des personnes qui présentent une addiction au tatouage. La dépendance peut même exister par rapport au travail.

Addiction comportementale

Type de manifestations

Jeux de hasard

Temps mis élevé

Alimentation

Quantité non contrôlée

Sexe

Besoin incontenable

Jeux d’argent

Incapacité à s’abstenir

Quelles sont les conséquences d’une addiction comportementale ?

L’addiction comportementale est une vraie menace pour la vie sociale. Une dépendance au jeu peut conduire une personne à la ruine. Elle peut s’endetter pour s’adonner à sa “passion”. Elle est parfois prête à sacrifier ses relations avec son entourage. En plus, ses tentatives de se départir de son addiction peuvent échouer. Cela crée un sentiment d’impuissance très angoissant. Malheureusement, cette situation peut finir dramatiquement.

Le jeu stimule le cerveau de la même manière que les stupéfiants ou les boissons alcooliques. Il active ainsi des neurotransmetteurs qui influent sur la productivité et la concentration. C’est cette sensation de bien-être qui installe petit à petit une dépendance. En effet, la personne a de plus en plus besoin de jouer pour retrouver ces sensations.

Comment traiter une addiction comportementale ?

La prise en charge de la personne sujette à l’addiction comportementale est similaire à celle des autres dépendances. Actuellement, la prise en charge peut être faite dans des établissements spécialisés. Le dépendant peut aussi être suivi à domicile par un professionnel de la santé mentale. Les séances servent à améliorer le comportement de l’individu. Les méthodes utilisées sont :

  • les séances de groupe ;
  • les traitements des troubles psychiatriques ;
  • les traitements médicamenteux.

Certaines plateformes proposent des exercices en ligne. Ils font office de thérapie à distance. La première étape vers la guérison est la prise de conscience. En effet, il sera plus facile de traiter une personne si elle reconnaît avoir besoin d’aide. Ensuite, il s’agira de déterminer la nature de son problème. Enfin, elle doit comprendre les différentes étapes à suivre pour sa thérapie. Cette prise d’informations constitue un pas important vers une amélioration. Par la suite, le sujet peut envisager de contacter un médecin.

La famille d’une personne addictive a un rôle central à jouer dans sa thérapie. Les différents membres doivent s’informer, eux aussi, sur cette pathologie. Ils peuvent contacter des centres d’assistance ou profiter des ressources en ligne.

L’addiction comportementale est aussi favorisée par l’internet. Celui-ci rend facile l’accès à des éléments comme le jeu ou le sexe virtuel. C’est pourquoi il est important d’être attentif au comportement de son entourage.

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